Certains des principaux politiciens norvégiens ont un niveau d’anglais tellement faible qu’ils risquent de perdre de l’influence à l’international, selon un professeur de science politique à l’Université d’Oslo. Bernt Hagtvedt affirme en avoir assez d’entendre l’anglais cassé des politiciens norvégiens lorsqu’ils s’adressent à un public étranger. Ce handicap est tel qu’il empêche la Norvège de faire valoir efficacement ses points de vue sur des questions internationales importantes, ajoute-t-il.
« Leur grammaire, leur vocabulaire et le fait qu’ils ne saisissent pas les nuances de la langue font en sorte qu’ils n’arrivent pas à bien se faire comprendre », affirme Bernt Hagtvedt. Selon lui, le problème tient au fait que les Norvégiens croient bien maîtriser l’anglais, alors que ce n’est pas toujours le cas. « Nous parlons un anglais très simple, en utilisant de 700 à 800 mots seulement. Et nous ne faisons même pas l’effort de les prononcer correctement. »
Ce niveau d’anglais tient selon lui à une “paresse générale” en Norvège. « Nous ne sommes pas soucieux des normes à respecter, et n’avons aucun intérêt à tenter d’apprendre quoi que ce soit que nous ne savons pas déjà », affirme-t-il.
La solution, selon lui : améliorer l’enseignement de l’anglais à l’école, et convaincre les diffuseurs, politiciens et autres officiels bien en vue à améliorer leurs compétences linguistiques. Certains politiciens norvégiens pourraient faire figure de modèles à ce chapître : le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Støre, par exemple, peut passer apparemment sans efforts du norvégien à l’anglais au français.
Source: http://www.norvege-fr.com