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Archive for June 5th, 2008

Cours de langue sur Internet : une société franco-suisse décolle

Lancé en janvier 2008 après une levée de fonds auprès d’investisseurs privés franco-suisses, le site Learnissimo.com propose des cours de langue via visioconférence. Selon Thierry Engel, fondateur du site basé à Ferney-Voltaire (Ain), “L’intérêt du concept est qu’il évite à l’élève de se déplacer et lui permet de suivre un cours de langue quand il le souhaite et avec le professeur de son choix. La webcam permet aux élèves d’apprendre par exemple l’anglais avec un professeur retraité habitant au fin fond du Missouri ou l’espagnol avec un argentin de Buenos Aires”.

Le site Learnissimo.com semble également présenter un intérêt au niveau des tarifs. A l’heure actuelle, le site propose des leçons d’allemand, d’anglais, d’espagnol, de français et d’italien à des prix variant entre 5 et 15 euros la demi-heure. La progression du nombre de cours demeure soutenue depuis le lancement et tout semble indiquer que le secteur de l’apprentissage des langues est face à un tournant majeur grâce à l’arrivée de plateformes de ce type. Avec un marché du cours particulier d’une valeur de 1 milliard d’euros rien qu’en France et une progression annuelle de 25%, le secteur semble porteur selon diverses études.

Learnissimo compte parmi ses actionnaires plusieurs personnalités du monde de l’Internet, dont notamment les suisses Stefan Renninger et Stéphane Pictet, fondateurs de Virtual Network.

Source: http://www.romandie.com

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C’est une situation ubuesque. A Bruxelles, un couple hispano-britannique habitant la capitale ne peut inscrire son jeune fils de 16 mois dans une crèche flamande, faute de déclaration sur l’honneur que le néerlandais est la langue utilisée à la maison. Il a porté plainte pour discrimination auprès de la Commission européenne.

Le couple s’est heurté “aux caprices d’une administration appelée à interpréter le fameux décret du 28 juin 2002 sur l’égalité des chances dans l’enseignement”, note le journal Le Soir.

Tous les documents du jeune enfant, qui comprend l’espagnol, l’anglais et le néerlandais, étaient rédigés dans la langue de Vondel: acte de naissance, inscription dans la commune et carte d’identité. “Mieux: il ne comprend pas un phonème francophone”, ironise le quotidien.

Mais, faute de déclaration sur l’honneur que le néerlandais est la langue utilisée à la maison, l’inscription ne peut être effective.

Le couple a déposé plainte pour discrimination, le 7 mai dernier, auprès de la Commission européenne.

Source: http://www.rtlinfo.be

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En anglais, en allemand ou en espagnol, six lycées s’affrontaient hier pour remporter la finale du concours de débats en langues étrangères à Caen.

Ce n’était pas un débat entre hommes politiques avant une élection, mais tout comme. Les lycéens participants à la finale du concours régional de débat en langues étrangères à Caen ont déployé, hier, tous les arguments pour l’emporter sur leurs adversaires. Venus de Vire, d’Avranches ou d’Alençon, ils ont exercé en anglais, en espagnol ou en allemand. Le débat de société est une tradition de l’éducation anglo-saxonne adoptée depuis treize ans par l’académie de Caen.Après le tirage au sort du sujet et une courte préparation, les deux équipes s’installent face à face. Chacune défend une position, pour ou contre. Trois jurés les départagent. Si les débats sont en langues étrangères, la maîtrise parfaite de la grammaire et du vocabulaire n’est pas le critère déterminant. « Il y a une vraie dimension culturelle, précise Nicole Théréné, inspectrice d’allemand, chargé de la coordination des langues pour l’académie. Les élèves apprennent à argumenter, à convaincre. »

Une rivalité… sympa

Les germanistes ont débattu de l’installation de la vidéosurveillance dans les communes et les hispanophones de l’ingérence internationale. Les anglicistes ont planché sur « la langue est-elle le pouvoir suprême ? » « On n’avait pas du tout prévu ce genre de sujet, raconte Sara. Il y a certains arguments, comme la manipulation par la parole par Hitler, auxquels on a pensé qu’après coup. Dommage ! »

Le lycée privé Sainte-Marie de Caen a remporté le débat angliciste face au lycée Alain d’Alençon. Chaque équipe gagnante repart avec une subvention de 1 000 € du conseil régional. En espagnol, le lycée privé Notre-Dame de la Providence d’Avranches l’emporte face au lycée Émile-Littré de la même ville, et, en allemand, le lycée Lebrun de Coutances bat le lycée Marie-Curie de Vire. « C’était enrichissant pour les deux équipes, souligne Thibault hispaniste malheureux. Il y a un défi, une rivalité, mais ça reste sympa. De toute façon, on prendra notre revanche l’année prochaine. Et puis, c’est un bon moyen de pratiquer l’espagnol à l’oral. On apprend à être à l’aise. »

Source: http://www.caen.maville.com

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Un stylo-robot qui permet d’apprendre à tracer, rapidement et avec fluidité, des alphabets ou systèmes d’écriture : voilà ce qu’ont développé quatre chercheurs grenoblois, après mise en commun de leur expertise en informatique, mathématiques, psychologie cognitive et réalité virtuelle. Décrit dans un article publié en ligne dans Plos One de mars1, cet appareil a déjà été testé avec succès sur des adultes.
Formé d’un bras à retour d’effort géré par un ordinateur – interface haptique en jargon scientifique2 –, « l’appareil permet de guider un stylo dans une sorte de rail virtuel situé au-dessus d’un écran, pour contrôler non seulement la forme du signe, mais aussi la dynamique du tracé », explique Édouard Gentaz, du Laboratoire de psychologie et de neurocognition3.

Les chercheurs ont démontré son efficacité sur 24 étudiants âgés de 18 à 24 ans, ne parlant ni japonais, ni arabe. Ils leur ont demandé de reproduire quatre signes ou lettres, deux de chaque langue, le plus précisément et le plus rapidement possible, dans trois situations d’apprentissage. « Le premier travail consistait simplement à reproduire chacun des quatre signes avec le stylo sur un écran de PC placé à l’horizontale. Cette première phase permettait d’établir le niveau de base des adultes avant les phases d’apprentissage. Ensuite, les étudiants ont dû reproduire le signe avec le fameux stylo programmé pour ramener, par simple effet ressort, l’utilisateur sur la trajectoire théorique – c’est du “guidage en position”. Les étudiants ont aussi expérimenté le stylo-robot en mode “guidage en force”, où le stylo transmet la force exacte pour reproduire parfaitement le tracé. Enfin, la troisième phase a permis de mesurer les progrès de chaque participant », détaille Édouard Gentaz.

Pour cela, la qualité des tracés a été évaluée selon deux critères : l’écart spatial entre la forme produite et le modèle, et la fluidité des tracés (vitesse et nombre de saccades). Le résultat est clair : les progrès pour la fluidité des tracés étaient beaucoup plus nets après l’apprentissage avec le stylo-robot et le « guidage en force » qu’après les autres types d’entraînement.

L’intérêt par rapport à un « simple » suivi par un professeur ? « Le stylo-robot permet d’adapter finement l’apprentissage à l’utilisateur, sachant que chacun apprend de façon différente ; mais dans tous les cas, les exercices doivent être prescrits et planifiés par le professeur en fonction des progrès notés », indique Édouard Gentaz. Il y a trois ans, le chercheur et ses collègues avaient démontré l’efficacité d’un système similaire chez des enfants de 5 et 6 ans apprenant à tracer des lettres cursives françaises.

Source: http://www2.cnrs.fr

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Petits outils touristiques, les traducteurs électroniques nous sauvent la vie dans bien des situations, outre leurs fonctionnalités d’apprentissage.

Nés de l’effet « village » du monde moderne, les dictionnaires et traducteurs multilingues électroniques sont devenus des compagnons de langage indispensables. Les dictionnaires s’adressent à ceux qui veulent se perfectionner en anglais, allemand, espagnol, etc. Ils intègrent un large vocabulaire, des synonymes, de bonnes ressources grammaticales et une base fournie d’expressions courantes. Moins riches en mots mais offrant un choix plus large de langues, les traducteurs sont conçus pour communiquer rapidement dans de nombreux pays. Les modèles testés sont presque tous équipés de systèmes de synthèse vocale restituant de manière plus ou moins pure la prononciation des mots et expressions. Il faudra attendre encore un peu pour voir débarquer sur le marché des produits à écran tactile en couleurs haute résolution dotés d’un système de reconnaissance vocale traduisant notre prose dans une voix cristalline, à l’image des modèles vendus (à prix exorbitant) par le leader américain, Ectaco.

Casio EW-F2000V Dictionnaire multilingue parlant

Ce traducteur de 250 grammes contient cinq dictionnaires complets numérisés : deux monolingues (Petit Robert de la langue française et Oxford Advanced Learner’s Dictionary), deux dictionnaires des synonymes (Oxford Thesaurus of English et Robert des synonymes, nuances et contraires) et un bilingue (Robert & Collins). La recherche « multidictionnaires » à partir d’un mot français ou anglais permet d’accéder sur le même écran à sa définition, à sa traduction et à ses synonymes et contraires. De nombreuses locutions font le bonheur des puristes. Au mot « regard », par exemple, on obtient 238 expressions françaises, 41 formules anglaises traduites en français et 57 phrases anglaises courantes. Fonction séduisante, la touche « saut » permet de jongler entre les dictionnaires et la « prononciation » vient à votre secours en cas de doute sur votre accent. Une voix native ou de synthèse énonce le mot grâce à l’écouteur fourni ou par les haut-parleurs de l’appareil. Le dictionnaire « multilingue » laisse le polyglotte sur sa faim, même si les expressions les plus courantes volent à notre secours en cas de panne.

Franklin FQS-1870 Dictionnaire bilingue parlant

Ce modèle d’un peu moins de 200 grammes contient trois dictionnaires : les deux Harrap’s Shorter français/anglais et les synonymes anglais. L’écran étant un peu petit, nous avons immédiatement paramétré le contraste et grossi la taille des caractères. Cet outil, principalement conçu pour ceux qui veulent perfectionner leur anglais, offre plusieurs avantages. On peut sauvegarder 40 mots de vocabulaire pour tester sa mémoire et évaluer ses progrès. Des exercices et jeux motivent l’utilisateur, qui peut ainsi revoir ses conjugaisons de verbes au passé, futur, etc. En voyage, ce compagnon aide à prononcer des expressions avec l’anglais très British d’une voix synthétique. 2 000 expressions typiques anglaises et françaises classées par thème sont traduites. L’ergonomie, en revanche, mérite d’être améliorée, les petites touches n’acceptant que les doigts fins.

Franklin TGA-490Traducteur 12 langues parlant

Ce véritable petit ordinateur de poche de 19 millimètres d’épaisseur, rechargeable sur secteur ou via un ordinateur, traduit et prononce des mots et phrases en 12 langues différentes. Il maîtrise les caractères cyrilliques et la phonétique chinoise et japonaise. Par exemple, en tapant le mot russe enregistré par notre oreille, on obtient différentes propositions d’orthographe ainsi que leur traduction (en caractères cyrilliques) et prononciation par une voix synthétique féminine ou masculine, selon les pays. La musique de la langue est parfaitement restituée, depuis le timbre grave masculin russe jusqu’à la voix féminine chantante italienne. Ce qui fait du TGA-490 un bon guide de communication en toutes circonstances.

Franklin Prestige BFQ-470 Dictionnaire anglais-français

Facile et maniable, telles sont les deux qualités essentielles de ce dictionnaire bilingue qui donne la traduction d’un mot en une fraction de seconde. Contrepartie de son efficacité, il ne contient ni outil de prononciation ni dictionnaire de synonymes. Cependant, il corrige nos fautes et propose des mots d’après leur écriture phonétique. Il inclut des expressions pour le voyage ainsi qu’un guide culturel invitant le voyageur à s’initier aux coutumes britanniques ( English breakfast… ), à découvrir le rôle des grandes institutions du pays (House of Lords…) et le sens de nombreuses expressions ( politically correct… ). Le dictionnaire contient également un guide de grammaire et une liste de vocabulaire permettant à l’utilisateur de tester son niveau d’anglais.

Lexibook T200Dictionnaire français-anglais

Pour son prix modique, ce dictionnaire est idéal pour les étudiants. Equipé du Robert & Collins Compact Plus et d’un dictionnaire de synonymes, il traduit en une fraction de seconde les mots et phrases sur un écran bien proportionné à sa taille. Il corrige les fautes et permet en quelques phrases clés de communiquer dans toutes les situations de la vie quotidienne. Cependant, le guide grammatical est décevant, ne donnant que la conjugaison du mot sans l’associer à une expression type. Par ailleurs, cet outil donne quelques signes de fatigue lorsqu’on l’utilise intensivement

Source: http://www.lepoint.fr

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Quand la main plonge dans le grand sac des mots, elle en ressort immanquablement mordue par des vipères : Libéralisme, Réforme, Bling-bling, Alibi, Villa (Médicis), ou tout autre échantillon venimeux du vocabulaire ambiant. Rien de plus nuisible que les mots qui brouillent, embrouillent, excluent, fâchent, font pleurer. Au mieux, ils font diversion. Quitte à se faire mal, autant se flanquer des coups de marteau sur les mains, ou pourquoi pas sur la tête (la chose s’est vue). Aussi est-il surprenant de voir tant de festivals littéraires se mettre à célébrer les mots comme des joyaux per se.

Depuis hier, et jusqu’au 8 juin, le Festival du Mot promène à La-Charité-sur-Loire (Nièvre) le grand cirque lexicographique et ses animaux savants. Les organisateurs, parlant à demi-mots, assurent que «seront mêlés tous les genres, en refusant le face-à-face complice entre la pacotille et l’industrie». Demi-mot : moyen de faire entendre sa pensée sans l’exprimer nettement. «Riotes entre amants sont jeux pour la plupart/ Vous les trouverez tous bâtis sur ce modèle/ Un mot les met au champ, demi-mot les rappelle» (La Fontaine).

A Toulouse, le Marathon des Mots sera couru du 11 au 15 juin. Il s’agit cette fois d’un grand tapis de mots, d’auteurs et d’acteurs qu’Olivier Poivre d’Arvor, organisateur des réjouissances, a jeté devant lui comme une allée menant vers la Villa Médicis, ou tout autre hôtel de luxe recherchant un intendant poli et soigneux. André Breton : «Par un mot tout est sauvé. Par un mot tout est perdu».

Autre villa, autre festival, autres mots : la dixième édition de Par Monts et par Mots, qui se tiendra du 12 au 15 juin à la villa Marguerite Yourcenar de Saint-Jans-Cappel (Nord). On devrait y croiser Jacques Jouet et Stéphane Audeguy. «On ne doit plus craindre les mots lorsqu’on a consenti aux choses», écrit Yourcenar dans Alexis ou le Traité du vain combat. Méfions-nous : la formule fonctionne tout aussi bien dans le sens inverse.

Enfin, le 19 juin, à l’Assemblée nationale, seront récompensés les lauréats du cinquième Concours international des 10 mots de la Francophonie. Figurez-vous que les pouvoirs publics ont eu cette étrange idée : obliger des jeunes gens à composer de courts textes contenant obligatoirement dix mots parmi lesquels, cette année, Rhizome, Boussole, Visage et Tact. Nous avons informé la Ddass de ces agissements scandaleux.

Comme disent les Français : «Words, words ! » Troïlus a amplement raison, qui s’écrie, en recevant la lettre de Cressida : «Des mots, des mots, rien de plus que des mots ; rien qui vienne du cœur. (Il déchire la lettre.) Allez, vent, avec le vent ; changez et tournez ensemble. Elle nourrit mon amour de paroles et de perfidies, mais elle consacre ses actions à un autre.»

Puisqu’on en est à citer Shakespeare, profitons de cette chute : «Mes mots s’envolent ; mes pensées restent en bas. Les mots sans les pensées ne vont jamais au ciel.»

Source: http://www.liberation.fr

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